Services diocésains et aumôneries

Description et enjeux

Commission de suivi :
Claire Bernier, déléguée épiscopale service Foi
Gilles Dupuy, déléguée épiscopal service Société et cultures
Marie Annick Mary, service Santé solidarités

Les services diocésains

Depuis la réforme aboutie en 2011, les services pastoraux, tous hébergés au Centre Saint-Jean à Angers, sont au nombre de sept : Foi – Formation permanente – Santé et solidarités – Société et Cultures – Jeunes – Famille – SMOLEME.

Ils ont une double mission importante : celle d’être à l’écoute des paroisses et de leurs responsables qui peuvent trouver auprès d’eux l’aide nécessaire pour l’évangélisation ; et celle de mettre en œuvre des initiatives fécondes pour tout le diocèse.

L’économat et la communication aident, pour leur part, au bon accomplissement de cette mission.

Les sept services pastoraux sont amenés à travailler ensemble sur des projets transversaux, ainsi qu’avec de nombreux autres partenaires institutionnels (Enseignement catholique, Services sociaux, etc.) et associatifs. Ils cherchent à proposer des initiatives construites et facilement adaptables aux diverses réalités paroissiales. Ils ont aussi compétence pour répondre à des demandes pastorales spécifiques exigeant une certaine expertise, ou encore dans le domaine de la formation.

Le travail de l’ensemble des services s’appuie sur des clercs et des laïcs en mission ecclésiale (LEME) mais aussi sur la disponibilité de nombreux bénévoles. Le renouvellement des personnes et la formation des baptisés constituent des défis à relever pour rester réactifs et garder vive la collaboration avec les acteurs pastoraux des paroisses.

D’autre part, à l’invitation du pape François et comme toute structure, les services diocésains doivent demeurer en état de conversion pastorale et de réforme permanentes pour demeurer un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel et favoriser un dynamisme évangélisateur. Il convient que leurs « acteurs pastoraux soient en constante attitude de “sortie” et ne tombent pas dans le risque d’une Église centrée sur elle-même » (cf. EG 26-27).

Claire Bernier

Les aumôneries

Elles assurent une présence et une vie d’Eglise pour les ceux qui ne peuvent accéder facilement à la vie paroissiale. Dans nos diocèse, existent des aumôneries pour

  • les hôpitaux, cliniques, Ehpad, HAD,
  • les collèges et lycées publics,
  • les militaires à Angers et Saumur,
  • la maison d’arrêt,
  • les gens du voyage,
  • les forains et artisans de la fête ,
  • les sourds et malentendants.

Voici un exemple de ce que vit l’aumônerie de la santé :

La présence d’une aumônerie en établissement de santé (hôpital, clinique, établissement spécialisé )  et en établissement médico-social (EHPAD, Foyer de vie…) est signe de la bienveillance, sollicitude, miséricorde de Dieu pour toute personne visitée et aussi, pour tous les partenaires dans l’accompagnement (familles, soignants…). De nombreux chrétiens sont engagés dans ces services d’aumônerie.  Cet engagement leur permet de vivre leur mission de baptisés dans le service du frère, l’accompagnement vers les sacrements, le soutien de la Parole de Dieu.  Envoyés par l’Eglise, ils sont témoins actifs de la présence de la communauté ecclésiale auprès des personnes fragilisées et ainsi  relient ces personnes à la communauté.  (Joie de l’Evangile n°198)

Aujourd’hui, nous constatons des évolutions rapides dans la prise en charge des patients :

  • Une forte progression des hospitalisations en ambulatoire ( le rapport de l’ARS de juillet 2016 vise 70% d’ambulatoire en 2020)
  • Une évolution de la prise en charge en psychiatrie ( accueil de jour, ambulatoire…)
  • Une diminution des temps d’hospitalisation ( 2 à 3 jours)
  • Un développement de l’HAD , hospitalisation à domicile ( prise en charge palliative,…)
  • Une entrée en EHPAD de personnes plus dépendantes, GIR 3 ( grille AGGIR)
  • Un maintien à domicile prolongé et rendu possible par différentes structures ( SIAD, ADMR…)

Autant de défis pour les communautés chrétiennes ! Des évolutions sont  à envisager dans les propositions actuelles d’accompagnement  en aumônerie hospitalière, équipe santé solidarités, animateur santé de territoire…  dans la manière d’être présent  aux personnes afin de répondre à leurs besoins et à ceux de leurs proches.

  • Comment les communautés chrétiennes vont – elles rejoindre ces personnes fragilisées par la maladie, l’âge, le handicap, l’isolement… pour un accompagnement humain , spirituel et religieux ?
  • Diaconia nous a sensibilisés « à ne pas faire pour, mais être avec », Comment ces personnes fragilisées sont – elles membres de nos communautés ?

Nous constatons l’élargissement du territoire des paroisses et des communes.  De nombreux partenaires sont présents et agissent sur ces lieux (Secours catholique, fraternités paroissiales, CCAS, Restos du cœur…). Quels liens allons-nous créer  pour favoriser une connaissance mutuelle, et permettre à chacun, selon son charisme, de rencontrer les personnes les plus fragiles ?

La relecture pastorale révèle le dynamisme de l’Esprit Saint dans  les rencontres et ouvre un chemin de conversion. Comment allons-nous favoriser ce travail de relecture dans nos communautés chrétiennes ?

Véronique Secher-Naud