Les paroisses

Description et enjeux

Commission Paroisses
Les vicaires épiscopaux : Pascal Batardière, François Gourdon et Jean Pelletier.

La raison d’être des paroisses est d’annoncer la Bonne Nouvelle à tous. Mais nous faisons le constat de leurs difficultés à vivre cette mission dans le contexte actuel de la « modernité liquide » et de la sécularisation : institutions et stabilité géographique font place, dans la vie des gens, au primat des relations, de la communication et de la logique de réseau.
Comment nos paroisses peuvent-elles assumer les déplacements sociologiques tels qu’une « vie chrétienne basée sur l’activité spirituelle et non sur des structures, un décentrement de l’office dominical, une part croissante des recommençants ou des commençants par rapport aux fidèles de toujours, le passage limité dans le temps au sein d’une église précise, entre autre ».
Dans Evangelii Gaudium, n°28, le pape François indique que « la paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté ». Il s’agit vraiment d’un appel à convertir nos manières de faire.
– En effet, comment nos paroisses peuvent-elles rester, aujourd’hui, une proposition de la foi chrétienne pour toute personne ?
– Que devons-nous privilégier pour que nos paroisses, dans leurs diversités, participent à l’élan missionnaire de notre Église diocésaine ?
– Quelle qualité de vie paroissiale mettre en œuvre pour que, réellement, « elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes » ?
– Quels choix devons-nous favoriser pour que « la paroisse (soit) présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration » ?

François Gourdon

 

La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. Même si, certainement, elle n’est pas l’unique institution évangélisatrice, si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ».[26] Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes. La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration.[27] À travers toutes ses activités, la paroisse encourage et forme ses membres pour qu’ils soient des agents de l’évangélisation.[28] Elle est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission.

(pape François, exhortation Evangelii Gaudium, n°28)